Accueil Actualités
Investissement

L'essor de l'investissement socialement responsable

Publié le 03 Septembre 2018 - Mis à jour le 21 Juillet 2020

L’ISR répond à un besoin de plus en plus présent de concilier responsabilité sociétale et environnementale avec performance financière. De nombreux produits permettent aujourd’hui d’y répondre.

Au cours des dernières années, l’actualité a contribué à sensibiliser l’opinion publique à l’importance des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), qu’il s’agisse de catastrophes climatiques, de scandales liés à la pollution, du travail des enfants ou – plus positivement – de la Conférence sur le climat de Paris (COP 21) par exemple. Cela se traduit notamment par une évolution progressive vers plus de responsabilité dans les modes de consommation, mais aussi d’investissement et de financement. Les entreprises, et les banques en particulier, sont de plus en plus conscientes qu’elles ont un rôle à jouer qui dépasse leur simple raison sociale.

Ainsi, BNP Paribas est parmi les premières entreprises en France à avoir mentionné explicitement des objectifs de développement durable dans la définition de sa politique de responsabilité sociale et environnementale (RSE). « Elle est également précurseur en créant une direction spécifiquement dédiée à l’engagement d’entreprise, qui coordonne les actions du Groupe en matière de RSE, de diversité, de mécénat ou de communication, explique Eléonore Bedel, en charge de l’offre Investissements responsables de BNP Paribas Wealth Management. La Banque vise à utiliser l’ensemble des leviers dont elle dispose, afin de contribuer à la réalisation des 17 objectifs de développement durable (ODD) établis par les Nations unis. » En outre, BNP Paribas ne finance plus certains secteurs comme les armes controversées (mines antipersonnel, armes biologiques, chimiques, à sous-munitions…), les pétroles et gaz non conventionnels (le schiste par exemple) ou le tabac.

Une offre enrichie

« L’un de ces leviers est aussi de proposer – aux clients qui le désirent – les moyens d’agir eux-mêmes, au travers de toute une gamme de supports d’investissements socialement responsables (ISR) qui prennent en compte les critères ESG dans leurs choix d’investissements, note Manuela Maccia, directeur Produits et Services de BNP Paribas Banque Privée. En gestion conseillée, cette offre est constituée d’une sélection des 12 fonds ISR internes et externes. » Elle comprend notamment, trois fonds actions Europe et un fonds actions internationales, mais aussi cinq fonds portant sur des thématiques spécifiques, comme le développement humain, l’eau ou l’impact climatique. La gamme a été complétée par un nouveau fonds diversifié, BNP Paribas Green Business, sur la transition énergétique. Ce fonds est très innovant car « il est investi à 90 % dans les fonds ISR environnementaux de BNP Paribas Asset Management sur les thématiques comme l’eau, la lutte contre le changement climatique ou les green bonds (obligations vertes), souligne Eléonore Bedel. Jusqu’à 10 % du fonds est investi sur du non-coté et est dédié au financement de PME-ETI européennes réalisant une part significative de leur activité dans les secteurs de l’efficacité énergétique, l’énergie renouvelable, l’immobilier vert, les ressources naturelles, le transport durable, l’eau et les déchets. » En outre, « l’offre sera enrichie en cours d’année par deux produits multigestion actions (un “monde” et un “Europe”) qui donneront accès aux meilleurs gérants ISR internationaux, ainsi que par une sélection de titres vifs ISR », précise encore Manuela Maccia.

Des profils adpatés

L’ISR est également accessible en gestion sous mandat au second trimestre 2018, d’abord au travers d’un compte d’instrument financier (CIF), avec deux profils. « Le premier est un portefeuille défensif, avec un risque modéré, constitué d’une sélection rigoureuse de fonds thématiques, d’ETF ISR et d’actions, explique Philippe Forni, directeur des Gestions privées sous mandat de BNP Paribas Banque Privée. Le second est un portefeuille ISR de croissance, plus offensif, avec une volatilité de 15 à 20 %, proche de celle du marché. Il est constitué à 50 % de titres vifs et à 50 % d’ETF ISR. ». Cette offre sera aussi déclinée plus tard dans nos contrats d’assurance vie. Il est aussi important de préciser que la prise en compte de critères ESG dans les choix d’investissement est aussi une source de performance. « Les indices ISR ont d’ailleurs tendance à surperformer leur indice de base (voir graphique ci-contre), relève Philippe Forni. En effet, les mauvaises pratiques environnementales, sociétales et de gouvernance finissent toujours par aboutir à une destruction de valeur pour les entreprises concernées, sous forme d’amendes (pour pollution par exemple), d’indemnités ou de détérioration de l’image de marque. » Autant d’éléments qui auront un impact de plus en plus négatif sur les résultats d’une société, si elle ne les prend pas suffisamment en compte.

Un partenariat avec la Fondation de France

« La relation qui s’est instaurée entre BNP Paribas et la Fondation de France est assez naturelle et évidente, explique Axelle Davezac, sa directrice générale. La vision pionnière du rôle de l’entreprise dans la société s’est notamment traduite par la création de la Fondation BNP Paribas, que nous abritons depuis plus de 30 ans. Cette relation n’a jamais cessé de s’enrichir au fil du temps, à l’instar du partenariat que nous avons noué récemment pour permettre, aux clients de la Banque Privée qui le souhaitent, de soutenir quatre causes majeures : le climat, la jeunesse, l’entrepreneuriat innovant et les écosystèmes locaux. » Les clients pourront y participer, soit directement au travers des dons à la Fondation de France éligible à la réduction de l’IFI, soit indirectement en investissant dans le mandat de gestion ISR ou dans l’un des fonds de la nouvelle gamme de multigestion actions ISR (Actions Europe et Actions Internationales).

À ce titre, BNP Paribas Banque Privée a décidé de soutenir la Fondation de France. Elle réalisera un don annuel en renonçant à une partie de ses revenus.

Cet article a été initialement publié dans la Lettre Patrimoniale d'avril 2018